L’espoir est permis.

Vendredi, une dame qui m’avait emmenée au travail il y a quelques mois par l’intermédiaire de la plate-forme blablalines, m’a ramenée. La réservation sur le site internet n’ayant pas fonctionné, je lui avais dit que je lui donnerais malgré tout l’argent. Quand nous sommes arrivées à destination, elle a refusé l’argent et m’a dit cette jolie phrase : « savoir que j’ai réduit mon emprunte écologique me suffit ». ❤

Samedi matin, nous sommes allés promener nos Pokémon le chien à proximité de notre village. Le chemin de terre à travers champ est habituellement désert, aussi avons-nous été surpris et un peu inquiets de voir arriver un gros chien à grandes foulées. Comment allait réagir notre petit chien, facilement effrayé par plus grand que lui ? Contre toute attente, très bien et pourtant, ce n’était même pas une femelle ! La propriétaire du gros chien nous a rejoints et nous avons fait une balade d’une heure ensemble. Trois adultes et deux chiens nouvellement copains. Un très joli moment avec cette personne retraitée qui n’est autre que l’adjointe au maire qui nous a mariés l’année dernière ! (bien sûr, n’ayant aucune mémoire des visages, je ne l’avais pas reconnue…) ❤

Dimanche, nous sommes allés à la patinoire. L’année dernière, l’équipe évoluait au plus haut niveau du hockey français et cela, depuis des années, mais suite à d’énormes difficultés financières, le club a dû déposer le bilan. L’équipe réserve, jouant dans la division la plus basse, est devenue l’équipe première malgré elle. Quelle joie d’assister à un match de hockey après les péripéties et l’angoisse de l’intersaison ! Voir ces joueurs et tous les bénévoles retrousser ainsi leurs manches m’a émue profondément, tout comme quand l’équipe a repris l’avantage en infériorité numérique ! La victoire a parfois un goût de revanche… ❤

Publicités

Interlude

Je suis tombée amoureuse un soir de juillet. Nous sortions d’un excellent repas au restaurant et devions rejoindre notre hôtel par une petite route escarpée en pleine montagne. Coucher de soleil sur le lac en contre-bas, sapins bien verts, route sinueuse et la radio qui crachouille n’importe quoi. Je change de station et, complètement par hasard, entend un morceau qui ne me dit rien du tout mais qui me plaît instantanément. Je prie pour que l’animateur radio donne le nom de l’interprète à la fin et je suis exaucée.

Cigarettes after sex.

Drôle de nom pour un groupe. Ça me rappelle des souvenirs, quand je fumais encore, quand j’étais jeune…

Et le titre de la chanson, K. 

J’ai depuis acheté l’album contenant cette chanson et je n’écoute plus que ça tous les jours – j’ai 1h20 de trajet pour aller au travail en voiture…

Je n’ai pas trouvé de vidéo officielle à vous faire écouter mais un enregistrement en direct de certains morceaux.

Point PMA estival

Après l’IRM et après trois semaines de vacances (article vivifiant à venir), nous avions rendez-vous avec le Docteur Solution pour faire le point avant la dernière FIV.

J’avais préparé ma liste habituelle de questions, qui concernaient une éventuelle opération et surtout des interrogations plus techniques pour la PMA en général et la FIV en particulier.

Finalement, nous n’avons quasiment parlé que de mes douleurs quotidiennes, de ce handicap continu qui retentit sur ma vie de couple et ma vie en société. En effet, accepter une sortie et finalement se tordre de douleur pendant toute la durée, c’est bien loin d’être réjouissant pour moi. Surtout que je fais toujours en sorte de ne pas en faire pâtir les autres. Je souffre en silence. Mais est-ce la solution ?

L’IRM ne montrant de l’endométriose que sur les ovaires, la gynécologue n’est pas favorable à une opération. Elle m’a toutefois adressée à une collègue chirurgienne afin d’échanger avec elle sur les bénéfices et les risques d’une nouvelle opération. J’ai rendez-vous dans deux mois, autant dire une éternité…

Une IRM sans surprise…

Attendre deux mois et demi pour ça… Le petit lavement de bon matin, toujours un moment aussi désagréable à passer. Les deux grandes seringues de gel dans le rectum, la seringue de gel dans le vagin et la tenue en papier mauve de classe internationale… Le bonnet en maille résille autour de la tête (sérieusement…) et le casque pour atténuer les bruits, avec la « plaque » sur le ventre et les sangles pour que les intestins ne bougent pas. Et l’ordre donné de ne plus bouger du tout du tout.

Tap-tap-tap-tap-tap… Je compte chaque coup de « marteau » de l’IRM, les yeux fermés, tout en essayant de maintenir ma respiration à un rythme régulier. J’ai envie de déglutir. J’ai envie de bouger mes jambes. Ça passe finalement assez vite et on me renvoie dans ma cabine attendre le médecin. J’en profite pour terminer un livre.

Le médecin arrive, se présente comme étant une interne, et me dit que j’ai un kyste endométriosique sur l’ovaire gauche et de petites touches d’endométriose sur l’ovaire droit. Rien de neuf donc, et elle voit bien que je fais un peu la tête. Elle me console en me disant que la médecin radiologue expérimentée rédigera mon compte-rendu après avoir tout analysé.

J’ai déjà tiré les conclusions de cette IRM même si on serait bien tenté de me dire que je ne suis pas médecin. L’endométriose reste localisée aux ovaires – ce qui explique au moins la qualité moyenne voire mauvaise de mes ovocytes – mais il n’y a aucun nodule ailleurs et donc aucune explication à mes troubles digestifs récurrents et à mes douleurs quotidiennes… Quand je lui ai parlé de tout ça, mon mari a dit tout haut ce que j’hésitais à lui formuler clairement : « comment ça se fait que tu as mal tous les jours et qu’on n’arrive toujours pas à avoir un enfant ? »

Notre gynécologue de PMA, Docteur Solution Bis, devra répondre prochainement de ses actes, pardon, à la question brûlante de mon mari. En attendant, je lui avais envoyé un petit mail en début de semaine pour me plaindre des effets secondaires de la prise de pilule en continu (pertes de sang quotidiennes et prise de poids – encore), elle m’a demandé d’arrêter la pilule pendant sept jours avant de la reprendre.

Bref, j’aurai mes règles pendant les vacances.

Mammographie, écologie et sympathie.

Ou un mercredi bien rempli.

Après quasiment deux mois d’attente, j’ai enfin passé, non sans stress, la mammographie prescrite par le gynécologue du suivi classique. Sans surprise, j’ai eu mal. Sans intérêt, j’ai tout de même appris par le radiologue que j’ai des seins « denses » d’où la douleur. Sans trop tarder, j’ai eu les résultats, qui sont heureusement bons et j’ai soufflé un bon coup.

Je suis ensuite allée au magasin de vrac découvert le mois dernier. J’avance bien dans ma réduction des déchets, et notamment du plastique, même si ce n’est pas toujours aussi facile que je le souhaiterais. En attendant, ce magasin est le seul de ma région à proposer du papier toilette en vrac et ça me réjouit fortement ! J’ai la joie facile parfois, hein. Ceci dit, je suis doublement réjouie car ce papier toilette provient d’un recyclage de briques alimentaires effectué dans le département voisin : il a donc tout pour plaire !

A midi, j’ai décidé de m’autoriser à manger un petit menu à 5€ – pas plus sinon c’est abusé – dans une enseigne de restauration rapide. Après tout, je ne suis ni en pleine stimulation ni en plein transfert… mais en pleine pilule en continu avec pertes de sang quotidiennes (et là, c’est clairement pas la joie).

Pour finir, je suis passée chez une dame pour lui vendre un livre d’occasion. Très gentille, elle m’a demandé si j’avais déjà lu d’autres livres du même auteur et m’en a prêté un ! Elle m’a simplement proposé de lui déposer dans sa boîte aux lettres une fois que je l’aurais terminé. J’avoue avoir été ravie par la confiance de cette personne envers moi, alors que nous ne nous connaissons absolument pas.

Sur le quai…

Sur le quai de la gare, j’observe. Ces gens qui arrivent bien en avance pour être sûrs de trouver leur train, de poser leur valise, de faire un gros câlin aux amis chers avant de partir. Ces gens qui arrivent en courant, le cheveu en bataille et le souffle court, qui saisissent le train à l’arrache. Et ces habitués qui ne prennent même plus la peine de réfléchir au numéro du quai ou à leur place dans le train – elle les attend. Certains ont raté leur train ; ils ont pris le suivant. Pour d’autres, le chemin a été semé d’embûches : la voiture qui ne démarre pas, les grèves des contrôleurs ou des conducteurs, les bagages oubliés… Certains ont même dû faire un long détour par avion avant de pouvoir accéder au train.

La plupart de ces gens sont néanmoins arrivés à destination.

Cela fait 5 ans que j’attends ainsi, avec mes bagages et mon billet de train invalide… Mes bagages pèsent lourd, de plus en plus lourd. Et j’ai beau chercher le problème avec mon billet de train, lorsque je le composte, le message « erreur » apparaît invariablement. Ce n’est pourtant pas faute d’en avoir commandé à chaque fois un nouveau… Au départ, j’avais une idée très précise de la destination. Maintenant, il faut bien le dire, je n’en ai plus rien à faire. Paris ou Marseille ? Lyon ou Saint-Etienne ? Rennes ou Nantes ? Je m’en fiche, je veux juste partir et surtout arriver à terme…

Un jour, il y a presque 3 ans, je suis montée dans le train. J’avais mes bagages et un billet à destination de Viedefamille. Le train est tombé en panne quelques kilomètres plus loin. Il n’a jamais redémarré.

Depuis, j’attends et je regarde les autres avancer quand moi je stagne depuis bien trop longtemps.

 

voie ferree

 

Le « bel » été.

Lorsque j’ai revu la gynécologue de PMA, j’ai compris qu’il ne fallait plus trop avoir d’espoirs, la prise de pilule étant la cerise sur le gâteau. J’ai calé l’IRM : le 1er août, et le rendez-vous pour faire le point : le 22 août. Entre les deux, nous partirons deux semaines en vacances dans les Alpes et essaierons de couper nos pensées… Y arriverons-nous seulement ?

J’ai vu un gynécologue pour le suivi gynécologique annuel. Je ne le connaissais pas mais il a pris la peine de noter tout mon parcours et de me conseiller en conséquence. Etant donné mon âge (37 ans) et le nombre de stimulations de FIV subies (4), il m’a prescrit une échographie mammaire ainsi qu’une mammographie. Il m’a dit qu’il ne vérifiait pas mes seins puisqu’une machine s’en chargerait une semaine plus tard. Soulagée de n’avoir qu’un petit délai d’attente, j’ai acquiescé. J’ai déchanté le lendemain quand j’ai entendu que le premier rendez-vous proposé par la secrétaire était pour un mois et demi plus tard…

Depuis, je stresse.

Au moins, le frottis a été fait (le dernier datait de deux ans, donc parfaitement dans les clous). Et le gynécologue m’a dit que, sauf problème entre-temps, je pouvais très bien ne revenir que dans deux ans, comme le veut la recommandation actuelle. Il a dicté un courrier à mon médecin traitant, parlant notamment de ma tristesse liée au parcours de PMA et des examens qu’il me prescrivait.

Je suis allée chez le dermatologue faire vérifier mes grains de beauté, il n’a trouvé aucune anomalie ou étrangeté. Ouf. Mon oncle est décédé d’un cancer de la peau, c’est pourquoi je dois faire contrôler régulièrement mes grains de beauté.

Il ne manque plus qu’un rendez-vous chez le dentiste pour parfaire ma tournée médicale estivale…

nintendo-pikachu-pokemon