La conservation des embryons

Hier, nous avions rendez-vous avec un biologiste pour parler de la conservation de nos hypothétiques embryons. Il nous a tout d’abord présenté le déroulement d’une FIV classique (ce que nous allons faire), c’était un peu une redite pour moi (m’étant pas mal documentée sur la chose) mais au moins je suis bien certaine d’avoir compris toutes les étapes.

Il a ensuite évoqué la conservation de nos éventuels embryons (à ce propos, je lui ai demandé la différence entre congélation et vitrification, il m’a dit que depuis plusieurs années en France les embryons étaient vitrifiés et plus congelés, mais que pour davantage de simplicité, c’est ce dernier terme qui était le plus couramment employé) et j’ai été très surprise d’apprendre que si nous en avions plus que nécessaire au bout de nos tentatives, nous pouvions en faire le don à un couple. J’avais toujours pensé que le don ne concernait que les spermatozoïdes ou les ovocytes séparément. Et j’avoue, ça m’a fait bizarre de m’imaginer un enfant de nous deux élevé par une autre famille totalement inconnue et qu’on ne rencontrerait jamais !

Enfin, il nous a demandé le nombre d’embryons que nous souhaitions transférer lors de la première FIV. Nous en avions déjà parlé entre nous et avions décidé d’en mettre deux. Sauf que le biologiste a lourdement insisté pour que nous n’en transférions qu’un seul pour cette première tentative, insistant notamment sur les risques d’une grossesse gémellaire. Nous nous sommes donc résignés rangés à son avis…

Psychotage…

Bien contente de voir enfin le week-end arriver !

Quelle semaine difficile… Que de contrariétés et frustrations accumulées… 😦

Je crois que mon corps exprime très bien ce gros ras le bol, j’ai mal partout ! Et puis, le psychotage est de retour. Maintenant que je me suis décidée pour la FIV, maintenant que j’ai fait tous les examens nécessaires, y compris l’achat des traitements, et bien je devrais attendre sagement mes prochaines règles. Ayant (presque toujours) des cycles de 31-32 jours et une ovulation reconnaissable (douleurs aux ovaires + pertes) à laquelle j’ajoute 14 jours pour avoir la date des prochaines règles, le jeu peut sembler facile. Sauf que. Pour « participer » au protocole de la FIV, je dois appeler la sage-femme 5 jours avant la date présumée de mes règles et commencer un traitement 4 jours avant cette même date présumée.

Ayant eu mes dernières règles le 16 janvier, les prochaines devraient arriver aux alentours du 17 février. Sauf que je crois bien que mon ovulation a eu lieu hier ! Ce qui donnerait des règles le 11 février… Du coup, je ne sais plus quoi faire… Est-ce qu’à force d’être centrée sur ma petite personne et mes symptômes, j’en suis venue à surajouter des signes à ce qui n’est qu’une manifestation classique de mon endométriose ? Ou ai-je réellement ovulé hier soir ? Dois-je m’en tenir à ma date présumée de règles ou à ma « nouvelle » date ? Y a-t-il un risque que la FIV n’ait pas lieu si je ne parviens pas à appeler la sage-femme quelques jours avant mes règles mais seulement à J1 ?

Ah………….. ce que je peux en avoir marre de tout faire tourner en boucle dans ma tête… 😦

Tristesse.

Gros coup de moins bien depuis hier soir. La faute, comme bien souvent, au cumul. Une pincée de problèmes d’argent, une (bonne) poignée d’ennuis au travail, une surdose de rendez-vous médicaux, un ovaire gauche constamment douloureux et les larmes débarquent.

L’acupuncture lundi, c’était bien. J’étais crevée et ça m’a reposée. Et la gynécologue m’a demandé quelle était la suite des événements. Je lui ai donc parlé de la FIV, que je pensais la faire au prochain cycle. Elle m’a dit qu’elle avait un peu travaillé sur l’implantation aujourd’hui et qu’elle voudrait me revoir avant le début de la stimulation. Je n’avais pas prévu ça (encore des heures à prendre), je ne sais pas pourquoi d’ailleurs. C’était pourtant évident qu’elle n’allait pas me laisser tomber comme ça.

Le prélèvement cervico-vaginal + prise de sang spéciale sérologies, c’était beaucoup moins bien. D’abord parce que la secrétaire m’a demandé s’il y avait des informations à modifier, je lui ai répondu que j’avais déménagé et elle ne m’a jamais redemandé mes nouvelles coordonnées ! Et comme j’étais stressée de voir tous les gens qui arrivaient et qui attendaient à cause de moi, car elle a pris trois plombes pour m’enregistrer, je n’ai pas osé lui redire… Ensuite, parce que l’infirmière m’a demandé si la prise de sang, c’était pour une FIV (quel intérêt pour elle de savoir ça ?) puis elle a enchaîné sur ses problèmes personnels et j’en avais juste rien à faire (surtout que je ne peux jamais en placer une avec elle). Enfin, parce qu’écarter les cuisses devant un professionnel de santé, je trouve toujours ça un peu intrusif et en plus légèrement douloureux au début comme j’étais tendue…

Au travail, l’ambiance est assez pourrie ces derniers jours et les enfants en retour sont de ce fait chiants… Et je crois que la maxime de mon chef c’est « diviser pour mieux régner » alors on n’est pas sorti de l’auberge ! Puis je me suis pris un coup à la mâchoire aujourd’hui. Enfin c’est vraiment pas la joie. Et j’ai sans cesse le sentiment de me sentir dépassée par les événements, j’ai un mal fou à mettre les dossiers à jour (en fait, je n’y arrive carrément pas), je ne parviens pas à m’investir correctement depuis plusieurs mois (depuis la cœlioscopie je crois et plus encore depuis le début des inséminations). J’essaye de faire le minimum mais ce n’est pas satisfaisant pour moi. Et en même temps je n’arrive pas à faire plus, je n’ai vraiment pas la tête à ça.

Parce que je pense tout le temps à cette envie de bébé. Et qu’à force de retourner ça dans ma tête, parfois je ne sais même plus si j’en veux réellement. Parfois, j’en viens à douter de tout : de ma capacité à faire un enfant (ça c’est prouvé), de ma capacité à supporter une grossesse, de ma capacité à élever un enfant… Parfois, j’ai peur de l’avenir, je me dis que ce n’est pas possible de faire venir au monde un enfant dans le contexte actuel, qu’il risque de ne connaître que la guerre, la pollution, l’empoisonnement alimentaire, le chômage… Et puis, j’ai peur de suivre un traitement pour RIEN. Les piqûres, les échographies, la ponction, le transfert… Peut-être tout ça ça sera pour rien. Et puis, je voulais un enfant naturel, pas un bébé éprouvette, pas un accouplement dans un tube à essai…

Ah… j’ai vraiment mal au cœur avec tout ça ce soir… J’en ai parlé avec la psychologue ce matin mais j’ai toujours ce mal-être au creux du ventre, ce vide impossible à combler et je doute sans cesse. Et n’être assurée de rien, je trouve cela bien difficile à gérer. Je n’arrive même plus à me projeter, même pour les prochaines vacances.

Des rendez-vous…

Semaine « intensive » en perspective…

Lundi : acupuncture avec la gynécologue de PMA.

Mardi : prélèvement cervico-vaginal (la date a changé, ce n’est malheureusement plus possible le samedi… Très pratique).

Mercredi : rendez-vous bi-mensuel avec la psychologue de PMA.

Vendredi : entretien en couple avec un biologiste concernant la congélation de nos éventuels futurs (?) embryons.

Si avec toutes ces absences on ne me pose pas de questions au travail, j’aurai de la chance ! Mais au moins j’aurai fait tout ce qu’il faut (ou presque, il reste la consultation avec l’anesthésiste) en vue de la première FIV. Il faudra aussi que je pense à aller à la pharmacie pour les traitements. J’ai regardé l’ordonnance et ça me fait un peu peur quand même…

Un pied après l’autre

Je me suis finalement décidée à prendre rendez-vous pour le prélèvement cervico-vaginal indispensable à la mise en route des FIV. J’écarterai donc les cuisses samedi prochain à 9h30 (adieu grasse mat’). Et j’en profiterai pour refaire les sérologies avec mon compagnon (c’est lui qui m’a proposé de le faire ensemble et ce jour-là).

Pas très envie quand même de retourner au laboratoire pour « ça ». Il y a un peu plus d’un an, quand j’avais fait le premier prélèvement, quand ce n’était encore que le stade des investigations, la technicienne m’avait dit : « habituellement, on fait ça avant une FIV ». Ça m’avait fait mal, je n’étais absolument pas préparée à cette idée et j’avais juste grommelé que je n’en étais pas encore là.

Maintenant, j’en suis « là ».

Une première étape puisqu’il faut encore que je prenne rendez-vous auprès de l’anesthésiste et d’un biologiste – il me semble – pour la conservation des embryons. Toutes ces prises de rendez-vous me pèsent. Il faut toujours jongler entre mon emploi du temps et celui de mon compagnon et c’est rarement simple. Et j’en ai marre de toujours poser des demi-journées pour des trucs chiants.

Pourquoi la FIV me fait peur

Etant donné que ce sujet est récurrent tout au long de mes posts, je décide une bonne fois pour toutes d’exprimer le pourquoi du comment de ma crainte de la FIV.

Bien entendu c’est dur et j’écris avec les larmes aux yeux car le sujet est sensible.

Pour les trois inséminations artificielles, je ne m’étais pas posé énormément de questions, d’autant que les deux premières avaient échoué clairement et, il faut bien l’avouer, je n’y croyais même pas. La troisième et dernière était une sorte de routine pour moi et de conclusion d’une première étape. J’étais persuadée que ce serait un nouvel échec, sachant, en outre, que les spermatozoïdes de mon conjoint étaient bizarrement passés de 11 millions à 6. Malgré tout, quelques jours avant la prise de sang, j’ai eu des doutes. J’avais mal aux seins, ils étaient lourds et archi-sensibles, j’avais mal au dos et surtout, j’avais des nausées. L’attente de la prise de sang a été stressante, les résultats n’étant inexplicablement pas disponibles le jour-même. Mais quelle joie le lendemain de constater qu’elle était positive ! Et quelle angoisse de penser que cela pouvait tourner court… Bref, les montagnes russes. Et pas de répit pour les nausées.

Mais pendant 6 jours, j’ai été enceinte. Pendant 6 jours, je l’ai SU et je n’en ai presque pas dormi de la nuit ! Pendant 6 jours, même si j’essayais de contrôler mes pensées, je n’ai pu m’empêcher de me projeter et de rêver à cette vie à trois qui semblait commencer. Pendant 6 jours, j’y ai pensé jour et nuit.

Malheureusement, le second test a montré une diminution du taux. Toujours pas mes règles mais la fausse-couche précoce était en route. Je me suis effondrée. J’ai été anéantie. J’ai cru que je ne me relèverais pas. Le lendemain, nous avions rendez-vous avec la gynécologue (ça tombait drôlement bien, hein). J’étais terrassée, je n’ai fait que pleurer pendant qu’elle nous expliquait la suite des évènements. J’espèrais qu’après cet échec, elle nous proposerait de retenter quelques inséminations étant donné qu’il y avait eu une petite accroche. Elle n’a parlé que des FIV.

C’était un mardi, il pleuvait et il a bien fallu se confronter à la réalité. Pas de grossesse et le problème existe véritablement puisqu’il faut désormais s’en remettre aux FIV.

C’était un mardi, il pleuvait et je n’ai fait que pleurer.

Depuis, j’attends. Je pensais que ça passerait vite. Je pensais que je pourrais me lancer rapidement dans les FIV. La gynécologue nous a prévenu qu’une fausse-couche, aussi précoce soit-elle, est un deuil.

C’était il y a trois mois et je pleure toujours dès que j’en parle.

J’ai peur de faire une FIV car je sais que le résultat sera terrible pour moi dans tous les cas. S’il est négatif car, contrairement aux inséminations, je sais que là on me mettra quelque chose de vivant à l’intérieur, une minuscule chose fécondée (alors ça devrait s’accrocher !). Et s’il est positif car je craindrai trop une nouvelle fausse-couche. Et je ne crois pas pouvoir le supporter. Je n’ai pas l’impression d’avoir cette force.

Faire l’amour sur commande.

Tout est dans le titre ! Alors que j’avais un peu engueulé mon chéri ces derniers temps car je trouvais qu’il se fichait des examens à refaire en vue de la FIV, c’est finalement lui qui a pris son rendez-vous et moi qui suis au point mort (toujours autant de mal à accepter de devoir passer par les FIV, visiblement). Et qui dit recueil de sperme, dit période d’abstinence de 3 à 5 jours avant. Très pratique dans un couple, ça. Calculer jusqu’à quel jour il est possible de se retouver sous la couette… S’obliger à se donner rendez-vous sous cette même couette pour être dans le délai imparti. C’est d’un naturel !

J’ai marqué un but !

Je prends des cours de roller depuis septembre et on termine fréquemment le cours par un match de 30 minutes de hockey. Jusque là, malgré de nombreuses tentatives, beaucoup de défaites, un but contre mon camp, puis un arrêt sur la ligne, j’avais échoué… Peut-être que c’était la malédiction de 2015 ! En tout cas, cette année, j’ai marqué rapidement le premier but et mon équipe a gagné (4-2) ! La roue tourne… (normal en roller)

J’avais beaucoup hésité au mois de septembre à m’inscrire à ce cours. J’ai toujours aimé les sports de glisse : faire du patin à glace, du ski, du roller… mais sans technique, c’était parfois compliqué ! Et quand j’ai trouvé ce club (à 30 minutes de chez moi quand même), j’ai tout de suite adoré, surtout que les progrès sont venus rapidement. C’était l’époque de la troisième et dernière insémination. Je m’étais posé pas mal de questions sur l’opportunité de choisir ce genre d’activité sportive et j’avais failli renoncer suite au premier test positif de ma vie. Et ensuite, à cause des futures FIV.

Finalement, grand bien m’a pris de poursuivre malgré tout. Car il s’avère :

1 – que je ne suis toujours pas enceinte,

2 – que ça ne risque pas d’arriver tant que je ne trouverai pas le courage de mettre en route le protocole FIV.

Donc, en attendant, je roule une fois par semaine et j’espère marquer d’autres buts…

Grr…

Début d’année compliqué entre la machine à laver qui a rendu l’âme et la rentrée !

La machine à laver, c’est un grand « boum » et la mort. Un achat en vitesse d’une nouvelle, déballage et désenchantement : machine toute cabossée. Donc un aller-retour pour aller l’échanger. Quel gain de temps ! Ce soir, je la regarde amoureusement effectuer son premier cycle à vide et à 90°C… Solution coûteuse et imprévue après les « fêtes » de fin d’année mais problème résolu.

Et la rentrée, ben… c’est pourri ! Déjà, il faut reprendre le rythme, se coucher tôt, s’endormir et se réveiller mécaniquement quand le réveil sonne. Je me suis couchée tôt (enfin, avant minuit), je n’ai pas réussi à m’endormir et quand enfin ce fût le cas : cauchemars en série !, et douloureux réveil. Obligée de faire la bise à toutes mes collègues, devant les joues tendues, alors que franchement… (je les aime pas toutes, loin de là) Et la chef, qui m’avait enlevé un jour en décembre en dernière minute pour « raison de service » qui me fait croire que je ne le récupérerai peut-être pas ! Je l’avais posé ce mercredi (notamment pour me rendre au rendez-vous avec la psychologue du service de PMA) et « Madame » ne sait pas si ça sera possible. « Madame » n’est là que depuis un mois. « Madame » est chef et nous le fait bien sentir.

Et j’ai toujours mal mal mal à ce fichu ovaire gauche.