(FIV2) Transfert d’embryons congelés – bientôt !

Parce qu’il n’y a pas d’autre possibilité pour espérer avoir un enfant, je reprends mon bâton de pèlerin…

Il a fallu refaire un prélèvement cervico-vaginal. Programmer une biopsie. Attendre le résultat de la dite biopsie pour déterminer le déroulement du transfert.

Je vous passe les détails de l’attente, également ceux de la douleur lors de la biopsie (de fortes douleurs de règles) et j’en viens directement au programme.

Contrairement aux ordonnances reçues en juillet, le transfert se fera sur cycle naturel et j’en suis ravie ! Pas de traitement pour mon corps qui ne supporte pas grand chose (le Provames, la pilule de merde et même… le Gonal-f puisqu’à la dernière consultation, lorsque j’avais parlé des douleurs ressenties en fin de stimulation et durant une semaine après la ponction, la gynécologue avait conclu à une légère hyperstimulation – pourtant avec un faible dosage à 175UI…) !

Pas de traitement donc mais une échographie de contrôle vendredi 7 octobre et une séance d’acupuncture le 13 octobre. Théoriquement, il faudrait encore que je prévoie une épilation et un rendez-vous chez le coiffeur… histoire de m’occuper un peu l’esprit !

Parce que je sais que plus le jour du premier contrôle approchera et plus je commencerai à « y penser »… Pour l’instant, ce n’est pas le cas, je suis dans le déni de tout ça, je fais l’autruche (très bien d’ailleurs), j’arrive à occulter cette réalité de ma vie mais ça ne durera qu’un temps…

faire-lautruche

[micro-kiné] La mauvaise place

Sur le conseil d’une amie, j’avais pris ce rendez-vous avant d’attaquer les traitements pour FIV2. J’avais été très étonnée de constater qu’il y avait 3 mois d’attente !

Le cabinet se situe dans un HLM un peu lugubre et il faut traverser de longs couloirs – où le moindre petit pas résonne fort – pour trouver la bonne porte. L’intérieur du cabinet (visiblement un ancien appartement) fait vieux. Les murs sont jaunis, la décoration est sommaire et vieillotte. Nous sommes lundi soir, 19h et je tombe de fatigue. La journée a été rude au travail. Depuis l’arrivée d’un nouveau chef tout jeune tout naïf, les gens se tirent dans les pattes et j’assiste, impuissante, aux conflits sans cesse ravivés. J’ai mal à la tête. Et j’ai un peu peur. Je me demande en quoi ce rendez-vous va consister. Et je me fais mon petit film de fille anxieuse. Qui sait ce qu’il va m’arriver seule avec lui ? Surtout que je suis visiblement son dernier rendez-vous ?

Enfin, c’est à mon tour. Le micro-kiné me semble entre deux âges, ni jeune, ni vieux. Par contre, je remarque ses yeux bleus, ce qui est étonnant car je regarde rarement les gens dans les yeux – surtout quand je ne les connais pas. Il porte une alliance. Il me demande pour quelle raison je le consulte, je m’en tiens à un banal « j’ai toujours mal quelque part » et il me pose alors quelques questions basiques : mon nom, mon âge, la date de mariage de mes parents et presque instantanément ses mots fusent. Il me demande si je sais que je suis en réalité gauchère. C’est précisément quelque chose dont je me doutais ces dernières années. Puis il enchaîne en me disant que je ne suis pas à ma place dans ma famille. Pour lui, je ne suis pas une aînée. Et, effectivement, ma mère a avorté avant moi… Je ne l’ai appris qu’à l’adolescence mais je me souviens que tout était alors devenu clair pour moi, j’avais toujours eu l’impression que je n’étais précisément pas à la bonne place et je m’étais souvent imaginée avoir un grand frère…

Cet avortement explique beaucoup de choses d’après le micro-kiné, à commencer par ma très longue naissance couplée à l’utilisation de la ventouse. Il a fait le parallèle avec mon habitude de toujours faire les choses à la dernière minute, que ce soit un dossier à rendre ou tout simplement me rendre au travail le matin (et c’est vrai, je suis toujours à la « bourre »). Travailler dans l’urgence avec cette impression d’incapacité d’y arriver… Nous parlons également des aînés dans ma famille, de ma crainte plus jeune de leur ressembler (essentiellement des célibataires sans enfant), de mon constat de n’avoir réussi à ne me sortir qu’à moitié de ce qui ressemble à une fatalité… Le micro-kiné me suggère d’en reparler avec ma mère, il faudrait que je comprenne pourquoi elle a avorté, pourquoi il fallait d’une certaine manière « évincer l’aîné » d’un point de vue inconscient.

J’ai oublié de préciser qu’entre-temps, je me suis allongée sur la table de massage et que tout en me parlant et me demandant parfois des précisions, le micro-kiné appuyait légèrement sur certaines zones de mon corps (le ventre, les pieds, la tête…). C’est une séance où l’on reste habillé, seules les chaussures sont enlevées. Ecouter ce monsieur me parler m’a d’abord stressée puis rapidement apaisée, et même si les larmes me sont monté aux yeux à plusieurs reprises – à l’évocation de certains traumatismes de l’enfance – j’ai pu me détendre. Il m’a conseillé d’écrire une lettre à ma mère et une à mon père, de déverser mon ressentiment à leur égard puis de les détruire.

Quand je suis repartie, après 45 minutes de séance et pendant 45 minutes de route, je me suis sentie en paix tout en ayant un peu envie de pleurer. Et les jours qui ont suivi, je n’avais qu’une envie, retourner le voir. Mais il m’a dit d’attendre deux ou trois mois avant de revenir « si mes règles sont encore douloureuses »…

Trois semaines plus tard, j’ai eu des pseudo-règles suite à l’arrêt de la pilule sans douleur (mais j’attends les vraies règles pour savoir s’il y a un changement à apprécier !!), je n’ai pas eu le courage d’écrire mes lettres (j’avoue, j’ai peur de l’état dans lequel ça risque de me mettre…) ni d’étudier avec mes parents (d’ailleurs, je ne les ai même pas vus depuis) l’histoire de notre famille (quelque chose qui m’a toujours rebutée plus jeune… et même si ça ne me rendra pas fertile, je me rends compte qu’il serait bon que j’en sache plus !!)… Et j’ai eu mal un peu partout les jours suivants, et j’ai encore mal d’ailleurs (au genou droit, à l’épaule gauche)…

Je ne sais pas encore ce que je retirerai de tout ça, pour l’instant j’essaye de retrouver la paix intérieure que j’ai frôlée après la séance mais avec toutes les embrouilles au travail, elle est drôlement mise à mal ! Je dois également en conclure que si je ne suis pas à ma place dans ma famille, force est de constater qu’il en est de même au travail… Je réfléchis de plus en plus à une éventuelle réorientation…

14067745_1627545130870811_8428591584004120147_o

(FIV2) Quel avenir ?

En juillet, après le double résultat négatif de FIV2, j’avais traîné pour reprendre rendez-vous auprès de la gynécologue PMA. Résignée, lassée, dépitée, fatiguée, j’avais fini par saisir le téléphone pour obtenir un rendez-vous fin août. Très bien. Je n’étais pas pressée. Et deux jours plus tard, hasard des choses, j’ai reçu les ordonnances pour faire un transfert à la rentrée. J’ai commandé les traitements et j’ai attendu sans attendre (si, si, c’est possible !).

Le rendez-vous a lieu un après-midi de la semaine de reprise, ça tombe bien. L’ambiance est exécrable au travail et même une consultation en PMA me semble presque réjouissante, c’est dire ! La gynécologue prend le temps de sonder notre moral – mauvais pour moi, correct pour mon chéri et de regarder notre dossier. Elle s’interroge sur la qualité de nos embryons car la cohorte était très particulière, une moitié avec de bons embryons et l’autre avec des embryons très fragmentés et très en retard. Elle souhaite revoir cela avec les biologistes avant de se prononcer sur l’opportunité de transférer un embryon ou les deux restants la prochaine fois. Mon chéri voudrait transférer les deux tandis que je suis plus réservée et pessimiste. Si ça échoue, il faudra que je recommence encore tous les traitements… J’ose alors lui poser la question qui me brûle les lèvres depuis un bon moment : « le problème se situe-t-il au niveau des embryons ou au niveau de l’implantation ? » Elle ne peut répondre mais inscrit notre dossier au « staff » suivant pour en reparler avec son équipe. Dans l’immédiat, elle me prescrit une biopsie de l’endomètre sur le prochain cycle (avec arrêt de la pilule – youhou !) pour un transfert en octobre et elle prescrit à mon chéri le port d’un masque au travail…

Et puis, alors qu’elle parle des causes environnementales, elle glisse cette petite phrase qui résonne encore en moi : « votre endométriose n’explique pas grand chose de votre infertilité ». Alors… me voici dans la case des infertilités inexpliquées ? 😦

Le médical sans la PMA

Une semaine médicale mais hors les murs de la PMA…

  • LUNDI : rendez-vous chez un micro-kiné après 3 mois d’attente… 20 minutes de retard pour une consultation à 19h, j’ai faim ! Ce rendez-vous fera l’objet d’un article à part entière ultérieurement.
  • MERCREDI : rendez-vous à l’hôpital pour un écho-doppler (ou unE écho-doppler ?) veineux des membres inférieurs. Cela faisait plusieurs semaines que j’avais mal aux mollets, parfois je sentais mes veines vibrer. Très désagréable et très flippant. Surtout après avoir lu la notice de la pilule car je m’étais mis en tête que c’était un effet secondaire de cette maudite pilule ! J’avais donc consulté, après hésitations, mon médecin traitant (enfin, sa remplaçante) qui m’avait donné un médicament pour favoriser la circulation sanguine et m’avait prescrit des bas (en pleine chaleur, c’est juste l’horreur ! et des remarques de la part des collègues à gérer…), une prise de sang (ça me manquait) et un écho-doppler (un nouvel examen médical, ça me manquait – bis). J’avais bien galéré à prendre rendez-vous, forcément, balancée de service en service et ne m’attendais pas à ce qu’il en soit de même le jour de l’examen ! J’arrive à 9h15 pour un rendez-vous à 10h, je suis large ! Sauf qu’il faut trouver le bon bâtiment… et le bon secrétariat ! Bien entendu, j’ai eu tout faux mais heureusement, une secrétaire – après avoir passé quelques coups de fil – a pu faire mes étiquettes et m’indiquer où aller dans le dédale de couloirs, sous-sols, entre-sols, etc. Je suis arrivée dans le bon service à 9h55, ouf ! 20 minutes d’attente, un bel interne vient me chercher et m’examine. Ce n’est pas douloureux ni désagréable et il ne trouve rien d’anormal !! Je suis rassurée (même si la gêne est toujours présente…) et il me dit d’attendre le compte-rendu pour partir. J’attends donc. Au bout de 30 minutes, même si j’ai pris un livre, je commence à m’impatienter. Au bout de 45 minutes, je décide d’attendre encore 5 minutes avant d’aller me manifester à l’accueil. Sauf que justement, l’interne vient chercher une autre personne et s’étonne de me voir encore là ! Je l’entends s’engueuler avec la secrétaire et je m’approche mais l’interne part avec son patient et la secrétaire fait un arrêt sur images. Puis court après l’interne ! La suite restera secrète mais la secrétaire reviendra avec le compte-rendu en râlant bien fort que c’est de la faute de l’interne si j’ai attendu aussi longtemps ! Mais moi j’ai juste envie de partir d’ici alors je lui adresse un sourire pour effacer sa mauvaise humeur (ça marche pas) et je lui souhaite une BONNE journée.
  • VENDREDI : je dois retourner chez le dentiste en sortant du travail, juste avant le week-end, c’est fou ce que j’en ai envie… J’attends 20 minutes (décidément, ça doit être le retard réglementaire !) et là, le drame ! Le dentiste ne retrouve pas mon dossier papier alors que c’est là qu’il écrit ce qu’il doit faire la fois suivante ! Il engueule la secrétaire car elle non plus ne trouve pas mon dossier ! Énervé et désabusé, il me demande pourquoi je viens et je tente de lui expliquer ce qu’il doit faire, avec peu de succès il est vrai. Il regarde ma dent et reste perplexe. Pour lui, il n’y a rien à faire. Il ne comprend pas pourquoi il m’a fait revenir et me demande encore une fois si je ne me souviens pas de ce qu’il m’a dit… Finalement, par dépit et parce qu’il faut bien s’occuper, il me fait un petit détartrage à 28,92€. Quel gain de temps et d’argent hein…

Je vais retourner au service de PMA, ça sera plus drôle…