Point boulot

Après avoir été en arrêt presque 3 mois pour burn out, j’ai repris le travail début janvier dans un nouveau service. Terminé le service des ados, retour aux enfants. Je refais donc plus ou moins le même travail qu’il y a 6 mois mais dans une nouvelle ville. Nouveaux locaux, nouveaux collègues, nouveaux enfants, nouveau trajet.

Je pensais qu’il me serait difficile de reprendre le rythme, que les 3 mois sans réveil auraient déréglé mon cycle. Il faut croire que non (ou alors, c’est parce que ça fait 11 ans que j’ai les mêmes horaires de travail ?!). Je pensais être saoulée d’avoir beaucoup moins de temps libre mais je me suis surprise à être contente de travailler. Impression de renaître. Sortir la tête de l’eau. Voir le bout du tunnel. Enfin !

Je repense souvent aux mots du psychologue du personnel : « ce n’est pas parce que vous changez de travail que tous les problèmes seront derrière vous ». Il semble pourtant que les problèmes liés au travail ont disparu… et que je n’ai pas été la seule à « fuir » (le médecin, le chef, et des infirmiers vont également changer de service). Parfois, je repense encore aux ados et à l’impuissance terrible que j’ai ressentie. Je culpabilise moins d’être partie, j’essaye de me dire qu’il n’y a qu’en essayant qu’on fait des erreurs…

Je suis soulagée de me sentir bien au travail et plus apaisée. Je vois toujours « ma » psychologue clinicienne (dont il faudra que je vous parle à l’occasion) et elle m’aide à poser les choses. J’espère que 2018 sera une plus belle année professionnelle que ne l’a été 2017…

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Point écolo

Vous n’êtes pas sans savoir que je suis un peu beaucoup écolo sur les bords, j’en ai déjà parlé ici et . J’essaye de consommer local, bio et avec peu d’emballages. Je n’achète pratiquement plus de vêtements neufs. Je fais du vide, petit à petit, afin d’aérer l’espace et de ne garder que ce qui me plaît vraiment. Je réalise certains produits ménagers moi-même. J’ai un compost au fond du jardin. Etc. !

Cette année, je me suis inscrite au défi de Zero Waste France : « rien de neuf en 2018« . Le principe – hormis pour l’alimentation et les produits d’hygiène : acheter d’occasion, emprunter, louer, mutualiser. Plus nous serons nombreux à suivre ce défi et moins les ressources de la planète seront mises à mal !

Programmation de transfert.

Rendez-vous au CECOS pour faire le point sur la FIV 3 bis. En chemin, je me rends compte que mon mari croyait que c’était le centre qui m’avait appelée pour me fixer ce rendez-vous. Et non, c’est bien moi qui avais téléphoné… Sans doute trouve-t-il cela un peu prématuré… Mais après l’échec en décembre, le seul moyen que j’avais trouvé alors pour me projeter à nouveau avait été de prendre ce rendez-vous. Histoire d’avoir un premier repère dans le calendrier, un tout petit espoir auquel se raccrocher…

Hormis la prise de sang négative, la gynécologue se montre satisfaite : 9 ovocytes, 8 embryons formés, 2 blastocystes à l’arrivée, elle trouve que c’est correct. Le plan pour le transfert est simple, injection de Décapeptyl dans la fesse (et plusieurs jours sans s’asseoir, ah ah, j’exagère), puis patchs de Vivelledot pour faire pousser l’endomètre (en n’espérant aucune réaction allergique), et enfin ma copine baveuse, la progestérone (prévoir protège-slips en quantité).

Initialement, j’aurais dû avoir cette saleté de Provames mais la gynécologue a modifié son ordonnance pour des patchs quand je lui ai dit que j’avais très mal supporté à l’époque (FIV1…). Elle m’a dit que les patchs étaient plus « naturels ». Je n’ai pas osé lui demander si ça voulait dire bio ??

Je n’ai pas pu m’empêcher de la questionner sur la suite en cas de nouvel échec… Pour elle, ce serait une quatrième FIV globalement dans les mêmes conditions et pas de don d’ovocytes puisque nous parvenons finalement à obtenir des blastocystes. Elle nous a rappelé que ce serait la dernière FIV prise en charge par la sécurité sociale… Et nous a demandé si nous pensions éventuellement à l’adoption ou non, comme autre possibilité de parentalité. Mais elle a insisté sur le fait de prendre les évènements les uns après les autres. D’abord le transfert et ensuite… on avisera.

Quand nous sommes repartis, j’ai bien vu que mon mari en avait gros sur le cœur. Ce parcours est tellement long, tellement incertain, tellement ingrat et injuste… J’ai eu du mal à le réconforter.

Projets 2018

Outre la PMA (et l’incertitude liée au résultat), avec mon mari nous avons déjà quelques projets.

  • Amis et vie sociale : les 50 ans d’un ami, un baptême à Pâques, passer quelques jours avec une cousine, rencontrer Kae (et d’autres copinautes si ça s’y prête). Nous inscrire au Service d’Echange Local du coin.
  • Maison : refaire l’entrée et la mezzanine à l’étage. Peut-être améliorer la salle de bain. Repeindre les grilles de la terrasse.
  • Vacances : voyage à Mayotte au printemps, une ou deux semaines dans les Alpes en été.
  • Loisirs : un peu de ski, matchs de hockey et de foot (notamment Lyon – Saint-Etienne !), me perfectionner en couture. Poursuivre le roller et le club photo (le foot pour mon mari) et éviter la flemmardise qui parfois nous guette !
  • Travail : envisager de travailler à 80% afin de prévenir une éventuelle rechute. Chercher et trouver enfin une réorientation professionnelle viable.

Rétrospective 2017

Janvier : commencement des démarches pour l’adoption, incendie de la maison de mon frère, préparatifs pour le mariage, examens pour la gynécologue de Paris. Le stress est immense.

Février : mariage, petit voyage à Amsterdam, renouvellement de la prise en charge à 100%…

Mars-avril : FIV 3 à Paris, pas d’embryons obtenus à l’issue de la stimulation, grosse grosse claque.

Avril-mai-juin-juillet : moral en berne, lente acceptation du don d’ovocytes, gros travail de deuil de mes ovocytes. Changement de service au travail.

Août : belle parenthèse, vacances d’amis en amis, tour de France, rencontre avec Migoune, échanges avec un couple d’amis ayant bénéficié d’un don de spermatozoïdes. Décès du chien de la SPA, gros coup dur.

Septembre : nouveau centre PMA, pas de don d’ovocytes mais une FIV 3 bis à prévoir. Au travail, c’est très dur.

Octobre : au travail, c’est l’horreur. Injection de Décapeptyl. Burn out, arrêt de travail.

Novembre : quelques jours à Bruxelles en amoureux puis stimulation pour la FIV 3 bis. Résultats prometteurs, 9 ovocytes ponctionnés, 2 blastocystes obtenus, transfert d’un et vitrification de l’autre. Début d’un suivi auprès d’une psychologue clinicienne.

Décembre : prise de sang négative, le monde s’écroule à nouveau.

Quand je fais le compte de tout ce que j’ai encaissé cette année, il n’est pas étonnant que j’aie fini par craquer…