Mammographie, écologie et sympathie.

Ou un mercredi bien rempli.

Après quasiment deux mois d’attente, j’ai enfin passé, non sans stress, la mammographie prescrite par le gynécologue du suivi classique. Sans surprise, j’ai eu mal. Sans intérêt, j’ai tout de même appris par le radiologue que j’ai des seins « denses » d’où la douleur. Sans trop tarder, j’ai eu les résultats, qui sont heureusement bons et j’ai soufflé un bon coup.

Je suis ensuite allée au magasin de vrac découvert le mois dernier. J’avance bien dans ma réduction des déchets, et notamment du plastique, même si ce n’est pas toujours aussi facile que je le souhaiterais. En attendant, ce magasin est le seul de ma région à proposer du papier toilette en vrac et ça me réjouit fortement ! J’ai la joie facile parfois, hein. Ceci dit, je suis doublement réjouie car ce papier toilette provient d’un recyclage de briques alimentaires effectué dans le département voisin : il a donc tout pour plaire !

A midi, j’ai décidé de m’autoriser à manger un petit menu à 5€ – pas plus sinon c’est abusé – dans une enseigne de restauration rapide. Après tout, je ne suis ni en pleine stimulation ni en plein transfert… mais en pleine pilule en continu avec pertes de sang quotidiennes (et là, c’est clairement pas la joie).

Pour finir, je suis passée chez une dame pour lui vendre un livre d’occasion. Très gentille, elle m’a demandé si j’avais déjà lu d’autres livres du même auteur et m’en a prêté un ! Elle m’a simplement proposé de lui déposer dans sa boîte aux lettres une fois que je l’aurais terminé. J’avoue avoir été ravie par la confiance de cette personne envers moi, alors que nous ne nous connaissons absolument pas.

Sur le quai…

Sur le quai de la gare, j’observe. Ces gens qui arrivent bien en avance pour être sûrs de trouver leur train, de poser leur valise, de faire un gros câlin aux amis chers avant de partir. Ces gens qui arrivent en courant, le cheveu en bataille et le souffle court, qui saisissent le train à l’arrache. Et ces habitués qui ne prennent même plus la peine de réfléchir au numéro du quai ou à leur place dans le train – elle les attend. Certains ont raté leur train ; ils ont pris le suivant. Pour d’autres, le chemin a été semé d’embûches : la voiture qui ne démarre pas, les grèves des contrôleurs ou des conducteurs, les bagages oubliés… Certains ont même dû faire un long détour par avion avant de pouvoir accéder au train.

La plupart de ces gens sont néanmoins arrivés à destination.

Cela fait 5 ans que j’attends ainsi, avec mes bagages et mon billet de train invalide… Mes bagages pèsent lourd, de plus en plus lourd. Et j’ai beau chercher le problème avec mon billet de train, lorsque je le composte, le message « erreur » apparaît invariablement. Ce n’est pourtant pas faute d’en avoir commandé à chaque fois un nouveau… Au départ, j’avais une idée très précise de la destination. Maintenant, il faut bien le dire, je n’en ai plus rien à faire. Paris ou Marseille ? Lyon ou Saint-Etienne ? Rennes ou Nantes ? Je m’en fiche, je veux juste partir et surtout arriver à terme…

Un jour, il y a presque 3 ans, je suis montée dans le train. J’avais mes bagages et un billet à destination de Viedefamille. Le train est tombé en panne quelques kilomètres plus loin. Il n’a jamais redémarré.

Depuis, j’attends et je regarde les autres avancer quand moi je stagne depuis bien trop longtemps.

 

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