Point PMA estival

Après l’IRM et après trois semaines de vacances (article vivifiant à venir), nous avions rendez-vous avec le Docteur Solution pour faire le point avant la dernière FIV.

J’avais préparé ma liste habituelle de questions, qui concernaient une éventuelle opération et surtout des interrogations plus techniques pour la PMA en général et la FIV en particulier.

Finalement, nous n’avons quasiment parlé que de mes douleurs quotidiennes, de ce handicap continu qui retentit sur ma vie de couple et ma vie en société. En effet, accepter une sortie et finalement se tordre de douleur pendant toute la durée, c’est bien loin d’être réjouissant pour moi. Surtout que je fais toujours en sorte de ne pas en faire pâtir les autres. Je souffre en silence. Mais est-ce la solution ?

L’IRM ne montrant de l’endométriose que sur les ovaires, la gynécologue n’est pas favorable à une opération. Elle m’a toutefois adressée à une collègue chirurgienne afin d’échanger avec elle sur les bénéfices et les risques d’une nouvelle opération. J’ai rendez-vous dans deux mois, autant dire une éternité…

Une IRM sans surprise…

Attendre deux mois et demi pour ça… Le petit lavement de bon matin, toujours un moment aussi désagréable à passer. Les deux grandes seringues de gel dans le rectum, la seringue de gel dans le vagin et la tenue en papier mauve de classe internationale… Le bonnet en maille résille autour de la tête (sérieusement…) et le casque pour atténuer les bruits, avec la « plaque » sur le ventre et les sangles pour que les intestins ne bougent pas. Et l’ordre donné de ne plus bouger du tout du tout.

Tap-tap-tap-tap-tap… Je compte chaque coup de « marteau » de l’IRM, les yeux fermés, tout en essayant de maintenir ma respiration à un rythme régulier. J’ai envie de déglutir. J’ai envie de bouger mes jambes. Ça passe finalement assez vite et on me renvoie dans ma cabine attendre le médecin. J’en profite pour terminer un livre.

Le médecin arrive, se présente comme étant une interne, et me dit que j’ai un kyste endométriosique sur l’ovaire gauche et de petites touches d’endométriose sur l’ovaire droit. Rien de neuf donc, et elle voit bien que je fais un peu la tête. Elle me console en me disant que la médecin radiologue expérimentée rédigera mon compte-rendu après avoir tout analysé.

J’ai déjà tiré les conclusions de cette IRM même si on serait bien tenté de me dire que je ne suis pas médecin. L’endométriose reste localisée aux ovaires – ce qui explique au moins la qualité moyenne voire mauvaise de mes ovocytes – mais il n’y a aucun nodule ailleurs et donc aucune explication à mes troubles digestifs récurrents et à mes douleurs quotidiennes… Quand je lui ai parlé de tout ça, mon mari a dit tout haut ce que j’hésitais à lui formuler clairement : « comment ça se fait que tu as mal tous les jours et qu’on n’arrive toujours pas à avoir un enfant ? »

Notre gynécologue de PMA, Docteur Solution Bis, devra répondre prochainement de ses actes, pardon, à la question brûlante de mon mari. En attendant, je lui avais envoyé un petit mail en début de semaine pour me plaindre des effets secondaires de la prise de pilule en continu (pertes de sang quotidiennes et prise de poids – encore), elle m’a demandé d’arrêter la pilule pendant sept jours avant de la reprendre.

Bref, j’aurai mes règles pendant les vacances.