En attendant…

J’ai rencontré la chirurgienne du centre de PMA, elle ne veut pas m’opérer présentement. L’endométriose de merde étant située sur les ovaires, il faut d’abord terminer le parcours PMA avant de penser à l’opération – celle-ci aurait alors comme unique but la diminution des douleurs. Rien à espérer en terme de fertilité en ayant recours actuellement à la chirurgie. Je dois donc reprendre contact avec le centre de PMA pour la cinquième FIV (quatrième pour la sécurité sociale).

Mais je n’ai pas encore appelé.

Je bloque.

J’ai trop peur.

Je vois la fin du parcours approcher et je me sens anéantie.

Je me sens trop faible physiquement et psychologiquement pour supporter un autre échec. Surtout, un ultime échec.

Je veux attendre mais la chirurgienne m’a dit qu’à 37 ans, je n’ai plus beaucoup de temps devant moi. J’en ai bien conscience mais ça m’ajoute une pression supplémentaire.

Je commence tout juste à reprendre un peu le contrôle de mon corps, avec la pilule magique qui atténue les douleurs et avec le sport qui ne me fait pas perdre de poids pour le moment mais m’aide à me sentir tout de même plus à l’aise dans mes baskets. Je n’ai pas envie de tout foutre en l’air encore une fois.

La pilule magique.

Rassurez-vous, je ne vais pas vous parler de quoi que ce soit d’illégal. Ni de contraception. Enfin, si, en deux mots. Il y a un peu plus d’un mois, lassée d’avoir plus d’effets secondaires que de bénéfices en prenant la pilule en continu, j’ai décidé de l’arrêter. Purement et simplement. Sans avis médical, cela va de soi. Je considère en effet être la plus à même de décider des limites que mon corps peut supporter. Là, avec la pilule, j’avais toujours de fortes douleurs liées à l’endométriose, des pertes de sang quotidiennes, des ballonnements, etc. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase – et ce n’est presque pas imagé – cela a été d’avoir des règles (des vraies, avec du sang rouge et qui nécessitent de mettre une protection) sous pilule en continu ! J’ai envoyé un courriel, pour la forme, pour avertir la gynécologue de PMA que j’arrêtais sa grosse merde de pilule.

J’ai, dans le même temps, débuté la prise de « vitamines » qu’elle m’avait prescrites lors du dernier rendez-vous. Je me permets de vous donner le nom en toutes lettres car ce « complément alimentaire » est en train de me sauver la vie. Il s’agit de Conceptio Endolib. Ça coûte un bras (45€ par mois en pharmacie ; sur internet, j’ai trouvé des boîtes à 37€) mais depuis que je prends cette pilule miraculeuse, presque toutes les douleurs que je subis depuis des années ont disparu. Il ne reste que celle au niveau de l’ovaire gauche, là où il y a précisément un endométriome. Autant dire que je revis !

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