Ma mère et le don d’ovocytes.

« Ta belle-sœur m’a dit qu’elle avait proposé de te donner ses ovocytes. Au moins, on saurait d’où ça vient. Mais quand même, ça veut dire que tes enfants et ceux de ton frère seraient à la fois cousin(e)s et demi-frères/sœurs ? Ça ferait un peu bizarre… »

Bizarre de m’imaginer porter l’enfant de ma belle-sœur avec mon mari ? Inconcevable (c’est le cas de le dire !!!), oui ! Et surtout impossible en France ! Alors j’ai expliqué à nouveau le principe du don croisé…

Ça m’a fait penser à l’amalgame fréquent entre la PMA et la GPA…

Se donner les moyens de laisser la décision aux autres…

L’attente s’étire, de jours en semaines, de semaines en mois, de mois en années et ma vie semble stagner. Le projet grossesse est à l’arrêt et le projet réorientation professionnelle reste à l’état de simple idée.

Et puis, lassée d’être dans l’inaction, j’ai sauté le pas.

J’ai envoyé une lettre de motivation pour un poste très éloigné de mon domaine actuel, ayant bien conscience du peu de chances que mon courrier se montre convaincant et retienne l’attention du recruteur. Quelques semaines plus tard, j’ai pourtant été reçue en entretien et, pour une fois, cela ne s’est pas trop mal passé. J’attends la réponse, cela ne dépend plus de moi. Mais, même si la réponse est négative, cet entretien m’aura appris que c’est bien dans ce domaine qu’il faut que je me réoriente.

Concernant l’infertilité liée à l’endométriose, j’ai écrit à la clinique de Bordeaux spécialisée dans ce domaine. Il m’a fallu scanner mon pavé dossier et cela m’a pris plusieurs heures. Je pensais n’avoir qu’un avis car ne sont prises en charge que les endométrioses sévères. On m’a malgré tout proposé un rendez-vous en janvier. La localisation de l’endométriose – sur les ovaires, ainsi que la durée de l’infertilité – plus de 5 ans, ont sans doute pesé dans la balance et je me suis sentie soulagée que mes problèmes soient pris en considération. Je ne sais pas s’il y aura ou non une opération mais cela ne dépend plus de moi.