Les maux de la fin.

FIV 5 (FIV 4 pour la sécurité sociale) : 8 ovocytes prélevés et fécondés. 5 embryons à J2. 1 embryon transféré à J5. Pas de congelé. Et la douleur de l’ultime négatif quelques jours plus tard.

J’ai raté le dernier train, inutile de courir désormais. La petite gare est fermée, pas assez rentable.

Je suis fatiguée. Épuisée.

Triste, immensément triste.

Infiniment malheureuse.

Un océan de larmes.

Profondément blessée.

A peine en colère.

Désabusée, désappointée. Désespérée surtout.

Au fond du trou, je creuse encore.

Complètement sonnée. Abasourdie.

La violence de l’échec.

Je suis sidérée.

Anéantie.

Tranche de vie – 1

La dernière FIV n’a pas eu les résultats escomptés. 8 ovocytes ponctionnés et fécondés (de manière classique, pas d’ICSI sur cette tentative), 5 embryons à J2, 1 embryon tranféré à J5. Pas de congelé(s). Pas de parachute. Pas de roue de secours.

Comme une collègue m’a demandé des nouvelles, je lui ai expliqué qu’il n’y avait qu’un seul embryon. Elle a aussi fait une FIV il y a plusieurs années pour avoir ses enfants (1 FIV, 3 enfants). Elle m’a dit cette phrase que je ne supporte plus (comme tant d’autres d’ailleurs !) :

 » il en suffit d’un ! »

Ma réponse a été plus sèche que je ne l’aurais voulue :

« sauf que ça fait 5 ans qu’il en suffit d’un. »

Bizarrement, nous avons ensuite changé de sujet.

Acte manqué

Un petit article rien que pour tresbrillantebrunette !

Lundi matin, après une nuit sans sommeil due au stress du changement d’heure et au rendez-vous de contrôle au centre de PMA à cause duquel je serai très certainement en retard à ma formation, mon réveil sonne. A 6h. Enfin, on peut dire à 5h donc puisque le changement d’heure est tout frais. La tronche en biais, je m’habille au radar (heureusement, j’avais préparé mes vêtements la veille – pour une fois que je suis prévoyante). Et je file.

100 km de voiture, le jour se lève, joli soleil orangé. J’arrive la première, le service est vide. Avec un peu de chance, je passerai peut-être rapidement car d’après la secrétaire vendredi, plusieurs personnes étaient convoquées à la même heure que moi (et donc, que le meilleur gagne ? On s’attrape et on s’étripe ?). L’infirmière arrive en avance sur l’horaire et elle ne peut pas me rater puisque je l’attends dans le couloir, stratégiquement, un œil sur le secrétariat – vide, un autre sur le bureau de la gynécologue – déjà présente, et un autre sur le local de l’infirmière (oui j’ai trois yeux, et alors ?!). Elle propose de me faire la prise de sang tout de suite, je saute de joie sur l’occasion.

Mais les choses se gâtent. L’infirmière ne trouve pas mon nom. Agacée, j’épluche la liste avec elle. Ne me trouve pas. Commence à baliser intérieurement. L’infirmière va voir la gynécologue qui me regarde, me reconnaît (ouf) et lui demande de me faire la prise de sang quand même. Puis, prise d’un doute, elle se ravise. Consulte mon dossier dans son ordinateur. Et m’annonce que je n’ai pas rendez-vous aujourd’hui, qu’il a été annulé car la date de la ponction est déjà prévue.

La tête de ma tête à ce moment-là. La gynécologue en déduit que la secrétaire ne m’a pas prévenue : « personne ne vous a appelé alors ? ». Je lui réponds que non et que je ne me serais pas levée super tôt pour le plaisir de faire un aller-retour dans le vide. Elle s’excuse, dit que l’erreur est de leur fait et qu’elle reverra ça. J’espère que la secrétaire se prendra une bonne soufflante.

Au moins je suis arrivée à l’heure à la formation…

J’ai prévu d’écrire un courrier (il faut que je trouve à qui précisément) pour tailler les secrétaires car là, ça m’a vraiment fait chier. Sans compter leur incompétence notoire. Un petit exemple supplémentaire ? Vendredi, celle qui était présente m’a demandé les sérologies de mon mari. Je lui ai répondu qu’il les avait envoyées par mail. « Ah oui, effectivement, elles ont été téléchargées ». Non mais, elles ne communiquent pas entre elles les secrétaires de ce service ?