Parcours en cours

Des années de souffrance(s), des médecins incompétents, des gynécologues encore plus incompétentes. Des diagnostics farfelus : dépression, syndrome du colon irritable, anxiété, stress… Ah ça ! C’est tellement plus simple de dire que c’est dans la tête – psychosomatique – plutôt que de se remettre en cause dans sa pratique ! J’en ai pleuré de rage de me voir incomprise, je sentais bien pourtant que quelque chose ne tournait pas rond : aucun médicament, aucun traitement n’avait de réel effet sur mon état, même les anti-dépresseurs ! C’était bien la peine de me faire avaler ces merdes pendant presque un an…

Heureusement que ma sœur a fait les « bonnes » études… Interne en gynécologie, c’est elle qui m’a parlé d’endométriose et m’a conseillé d’aller directement consulter à la maternité et tout de suite au service de Procréation Médicalement Assistée.

Premier rendez-vous le 11 septembre 2014, évidemment ce genre de date se retient. Pas encore de réponse à mes questions mais une liste interminable d’examens à réaliser. Dont le plus douloureux : l’hystérosalpingographie. Douloureux physiquement, douloureux moralement. Et un premier pas vers le diagnostic, ma trompe gauche est bouchée. S’en suivent des prélèvements, des prises de sang, des échographies et l’IRM. En deux fois l’IRM à cause d’une secrétaire qui avait oublié de me joindre la prescription pour un test de grossesse. Malgré mon insistance, il a fallu reporter. Comme si je tombais facilement enceinte hein ! Enfin, l’endométriose est bien confirmée avec des adhérences sur la trompe gauche et les intestins, et un kyste endométriosique sur l’ovaire gauche.

Une opération (cœlioscopie) en février 2015 avec des douleurs monumentales aux épaules plusieurs jours après… Suivie de trois inséminations : mai, juillet et septembre 2015. Je n’ai pas calculé le nombre de rendez-vous en un peu plus d’un an, je sais juste que j’ai passé beaucoup de temps à la maternité, j’ai fait beaucoup de kilomètres, je me suis parfois levée très tôt pour effectuer le suivi des stimulations avant d’aller travailler… POUR RIEN.

Ah si, un unique test positif dans toute ma vie (j’ai 35 ans) à l’issue de la troisième et dernière insémination, bien trop vite redevenu négatif. Et les douleurs liées à l’endométriose se sont légèrement atténuées depuis l’opération.

Après la lente digestion du diagnostic, de l’opération et de l’échec des inséminations, FIV1 en février/mars 2016. Nouvelle claque, prise de sang négative, pas d’embryon congelé, tout est à refaire…

En juin/juillet, après un complément de diagnostic (adénomyose), FIV2 mais avec la technique de l’ICSI ce coup-ci. Le résultat d’un point de vue comptable est meilleur, nous obtenons 4 embryons corrects. 2 sont transférés et 2 sont congelés. Mais la prise de sang est encore négative… Alors, en attendant la rentrée pour un futur transfert, je reprends la pilule en continu afin de limiter la progression de l’endométriose et de calmer les inflammations…

La pilule aura été rapidement arrêtée (j’en suis ravie car je la supporte difficilement), pour une biopsie en septembre qui a permis de décider que le prochain transfert se ferait sur cycle naturel. Le transfert des 2 embryons congelés a eu lieu en octobre et le résultat est une fois de plus négatif…

La suite s’écrit à Paris en 2017, auprès d’une nouvelle équipe, mais sans plus de résultats. L’endométriose et l’adénomyose sont confirmées. La troisième FIV ne donne aucun embryon au stade de blastocyste et on me parle alors de mauvaise qualité ovocytaire et qu’il paraît nécessaire d’envisager de recourir à un don d’ovocytes. Avant et/ou conjointement à cela, on me propose une nouvelle coelioscopie suivie d’éventuelles inséminations. Je refuse, trop coûteux, trop de temps perdu, je suis l’orientation en don d’ovocytes et prends rendez-vous auprès du CECOS de ma région.

Là, surprise, on me propose de retenter une FIV après prise de la pilule pour faire disparaître un kyste et une hystéroscopie. Une ultime tentative avant de passer en don d’ovocytes…

5 commentaires sur « Parcours en cours »

  1. Moi aussi je fais de l’endométriose. Je comprends ce que tu ressens quand tu dis « POUR RIEN ». Mais c’est déjà bien d’avoir eu un positif dans ta vie: ça veut dire que c’est possible. Moi j’ai jamais eu de positif, infertilité inexpliquée qu’ils disent. Bien du courage pour la suite! Ca peut marcher Endolorie!

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  2. Je t encourage pour la suite, et a tenter cette nouvelle fiv avant le don juste pour être sûre, avoir essayé… mais quoi qu il en soit le but de tout ça est un enfant en bonne santé peu importe pour moi, la fin justifie les moyens!

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